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Cette question est au aujourd’hui au cœur de l’actualité et va vous amener à revoir et même à repenser vos allocations d’actifs.

Pour vous accompagner dans vos choix et vous aider à repenser vos stratégies d’investissement, nous vous proposons un résumé de ce que l’on peut entendre dans les réunions organisées par les maisons de gestion.

1°- A quoi doit-on s’attendre sur le niveau des taux ?

Il est assez classique de dire que les taux obligataires se calculent de la façon suivante : Taux d’inflation + croissance du PIB + prime de risque.

En France, les craintes de déflation ont disparu. On parle même d’une inflation à 1,5% et la croissance du PIB semble se situer autour des 1,5%.

Il reste la prime de risque, qui compte tenu de l’absence de réformes structurelles (nécessaires), n’a aucune raison d’être à des niveaux aussi bas.

Pour illustrer nos propos, nous pouvons prendre l’exemple de l’emprunt français à 10 ans dont les taux se situent à environ 1,20%... On voit bien que le taux théorique calculé à partir de l’équation ci-dessus devrait être au moins de 4% ! Nous en sommes loin.

Même si la politique de rachat de dette de la BCE (le fameux QE) permet de maintenir des taux artificiellement bas encore pendant un certain temps, il faut s’attendre à une remontée des taux et tout le monde doit en être conscient. Mais quand ?

2°- Quel peut être l’impact d’une remontée des taux ?

Il est classique de dire que pour un emprunt à 10 ans, une hausse de taux de 1% des nouveaux emprunts entraîne une baisse de 6% de la valeur boursière des emprunts de même durée déjà émis. En suivant ce raisonnement une hausse de 2% des taux pourrait représenter 12% de baisse des emprunts ayant une maturité de 10 ans.

Mais rassurez-vous, la plupart des emprunts n’ont pas cette maturité. Toutefois, un jour ou l’autre, il faudra s’attendre à de sérieuses secousses surtout sur les fonds euros qui sont largement composés d’emprunts d’Etat.

D’autre part, avons entendu dire que les nouvelles émissions de dettes françaises étaient largement souscrites par les japonais et les fonds américains. Cela peut s’avérer très dangereux car ces investisseurs sont très mobiles. En cas de remonté des taux, il peut y avoir des désinvestissements massifs de nature à déstabiliser le marché.

3°- Que faire face à ce risque de hausse des taux ?

Il existe certains fonds obligataires qui arrivent encore à gagner de l’argent en se positionnant sur des obligations d’entreprises, en tenant compte de la variation des changes, et en utilisant des obligations à maturité courte : c’est par exemple le cas du fonds H2O Multibonds.

Mais, de manière générale et contrairement à ce que croit le commun des mortels, le marché obligataire n’est pas obligatoirement le marché « le moins risqué », et les fonds euros qui sont à cause de la règlementation composé très largement d’emprunts d’Etat, pourront vous réserver des surprises.

Nous considérons quant à nous que l’investissement dans des fonds d’actions et de fonds à orientation flexibles et sécuritaires offre une meilleure protection sur le long terme que les fonds obligataires (sauf exception) ou que les fonds euros.

Encore faut-il choisir les fonds, les gestionnaires et apprendre à diversifier. Il faut également savoir accepter les humeurs du marché et les risques de variations à court terme.

Notre sélection de fonds