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« La vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe, c’est apprendre à danser sous la pluie ». Sénèque.

Cette phrase de Sénèque résume assez bien notre état d’esprit, et c’est avec beaucoup d’enthousiasme que nous nous sommes rendus à la convention annuelle de Patrimonia qui réunit chaque année les intervenants majeurs de la Gestion de patrimoine. Mais notre passage de cette année nous a laissé quelque peu perplexe ! Nombres d’intervenants ne cachaient pas leur pessimisme suite à l’été difficile que nous avons connu sur les marché, et face à la perspective de remonté des taux de la FED. Pourquoi ?
L’origine du mal (qui ronge également nombres d’investisseurs) ne nous paraît pas toujours très pertinente.

L’origine du mal (qui ronge également nombres d’investisseurs) ne nous paraît pas toujours très pertinente.
Pour se justifier, certains acteurs de la gestion d’actif ont d’abord évoqué la Chine dont les perspectives de croissance risquent d’être comprises entre 6% et 7%. Restons sérieux ! Un tel niveau de croissance ferait rêver nombres de nos dirigeants. On constate évidemment une baisse par rapport aux années 2000, mais n’oublions pas que la Chine n’est plus un pays Emergent : émergence forte d’une classe moyenne, les chiffres d’affaire et les bénéfices des sociétés chinoises ont connu de fortes croissances et le pays bénéficie d’importantes infrastructures.
De plus la croissance actuelle de la Chine, même si elle est en dessous des prévisions, correspond au changement de son économie : la chine passe d’une économie industrielle à une économie de service et de consommation, donc à un rythme de croissance plus faible. C’est d’ailleurs le souhait énoncé récemment par XI JIPING.
Alors, chaussez vos bottes et enfilez vos cirés pour supporter l’orage. La vie d’un investisseur n’est pas un long fleuve tranquille mais les économies émergentes en pleine mutation représentent de réelles opportunités, surtout lorsque les marchés sont baissiers. Ne suivez pas le mouvement moutonnier qui incite à se mettre à l’abri.

A l’inverse, on regarde pour se rassurer du côté de l’économie américaine. A t’on raison ? Près de 3% de croissance au dernier trimestre, 5% de chômage, et une consommation qui semble repartir à la hausse : les amateurs de statistiques sont heureux. Pourtant, si l’économie américaine va mieux, il reste de nombreux point noir, à commencer par l’incapacité de la FED à sortir de sa politique monétaire accommodante : à se demander si le quantitative easing destiné à permettre le rebond de l’économie, ne l’a pas au contraire fragilisé et rendu dépendante des banques centrales !
Et d’autres problèmes existent. On oublie par exemple de parler de ces entreprises pétrolières qui ont réalisé des investissements colossaux et embauché à tour de bras pour extraire du gaz de schiste aujourd’hui devenu trop cher. Quelle sera l’incidence de faillites de telles entreprises sur l’économie américaine si les prix du baril de pétrole ne remontent pas ?
Suivre les Alyzée des bonnes publications ne reviendrait il pas à s’abriter sous un arbre par temps d’orage ?

Enfin, il y a le consensus : l’Europe ! Si l’on sort du nombrilisme français, il est vrai que l’on constate que les économies vont mieux. Les marchés ont bien vite oublié le risque de GREXIT pour revenir à des fondamentaux plus sérieux.
On retient par exemple que l’Espagne et l’Italie ont entrepris des réformes qui commencent à porter leur fruit, ou que des pays exportateurs tel que l’Allemagne ont bien profité de la baisse du prix des matières premières. De manière générale, on constate donc une reprise mais les risques de rechute sont nombreux et cette reprise est fragile. L’augmentation des marges des entreprise est d’avantage du à la baisse du prix des matières première qu’à des gains de productivité et il n’y a toujours pas d’harmonisation des politiques fiscales, sociales et financières en Europe.
Il y a donc des opportunités sur ces marchés mais la route est encore longue.

Conclusion : Après notre discours du premier semestre sur les fonds euros, nous insistions aujourd’hui sur la nécessaire rationalité qui doit guider vos choix d’investissements. Comprendre, c’est avant tout un moyen d’anticiper et de s’en tenir à la stratégie mise en place. Céder au effet moutonnier, chercher à tout prix à se mettre à l’abri quand l’orage tonne déjà sur les marché, c’est à coup sûr le meilleur moyen de perdre de vue vos objectifs et de matérialiser une baisse souvent passagère.
D’autres se conteront d’ouvrir le parapluie en achetant des couvertures sur les marchés, et parfois à haute dose (Carmignac). Compte tenu des coûts qu’elles représentent, soyez conscient que leur mise ne place ne peut se faire qu’au détriment de la performance. D’autant qu’elles sont bien souvent prises à contre temps.

JM. DELCOURT G.DARTIGUENAVE

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