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Les produits structurés dans votre contrat d'assurance-vie ou votre portefeuille : Attention Danger !

Lorsqu’il nous arrive dans des réunions professionnelles de poser des questions dérangeantes sur les produis structurés, nous avons parfois des réactions virulentes de nos interlocuteurs.
Voici quelques éléments de réflexion qui peuvent éventuellement être sujet à caution tellement ces produits sont opaques.

  • Un produit structuré peut s’analyser comme un contrat entre la banque émettrice et l’investisseur : nous avons cru comprendre que les placements de l’investisseur ne sont pas isolés dans des structures spécialisées : ils rentrent dans les comptes de la banque (pas de fonds cantonnés, pas d’OPCVM, etc).
  • Les responsables commerciaux chargés de développer la vente de ces produits auprès des CGP les présentent comme ayant vocation à garantir l’épargne de l’investisseur. Selon les périodes, le contrat prévoira une garantie totale du placement (moins les frais) ou des garanties partielles.
  • Quand nous écoutons les discours récurrents depuis des années des promoteurs des produits, on vous explique doctement que pour constituer les garanties, on se sert d’obligation à coupon 0.
  • Aujourd’hui le rendement des obligations coupon 0 est très faible : 2 à 2,5 % voir 3 % pour les bonnes signatures. Si on voulait donner une garantie totale  aujourd’hui, il faudrait placer très largement plus de 90% des fonds en obligation à coupon 0… Accepteriez-vous de placer plus de 90% de votre épargne dans un placement qui rapporte moins de 3% ? Nous pas.
  • Nous constatons que le discours de nos interlocuteurs est en déphasage complet avec ce qui nous semble être la réalité du produit. On vous dit que pour structurer le produit, la banque investit dans des obligations coupon 0…. émise par elle-même… Nous sommes dans le « virtuel intégral » et, comprenne qui pourra. Il me semble qu’en réalité pas la moindre obligation n’est émise. Si cela était le cas, la banque se prêterait à elle-même (puisque votre investissement n’est pas isolé). Mais, quand vous commencez, après avoir entendu ce type de discours, à faire semblant d’entrer dans le jeu, vous allez logiquement chercher à en savoir un peu plus sur les obligations coupon 0 qui servent à garantir votre placement : taux d’intérêt, maturité…etc. On vous oppose le secret de fabrication.
  • Il vous est dit ensuite que pour assurer la performance, on va se servir d’options de vente de titres avec ce qui n’a pas été utilisé pour constituer la garantie.

Il n’y a pas si longtemps, on vous parlait de panier d’actions qui servait de base de calcul à la performance de votre produit et on vous précisait que pour le calcul de la cotation, on ne retenait que les titres les moins performants du panier. Vous étiez statistiquement presque certain de perdre à tous les coups car entre les meilleurs titres et les moins bons, l’écart de performance pouvait être considérable. Les autorités ont mis le haut-là à ces pratiques. Maintenant on vous parle d’évolution de la valorisation de votre produit en fonction  d’un indice : Eurostock par exemple.

Vous comprenez donc que le peu d’argent qui reste pour procurer la performance est censé être investi sur des options de vente d’indice. Mais, y a-t-il vraiment achat par la banque d’option de vente d’indice ? On vous parlera de compensation de différents risques à l’intérieur même de la banque, et on vous dira que l’on ne couvre que la différence. Là encore, vous êtes dans le virtuel le plus complet. Là encore vous allez logiquement chercher à comprendre sur quelle base de prix sont valorisées ces options « virtuelles ». Vous n’êtes pas sans vous douter que les frais sur opérations sur options sont très élevés. Là encore, on va vous opposer le secret de la fabrication : c’est compréhensible si effectivement les opérations ne sont que virtuelles.

Vous allez ensuite entendre des discours du genre : on vous promet un rendement garanti du genre 6%, 7%, 8% par an tant que la variation de l’indice sous jacent est négatif par rapport à l’indice de départ. Les années où l’évolution de l’indice est négative sont assez peu nombreuses.

Dans la pratique, vous avez toutes les chances d’être remboursé très rapidement. Votre gain global sera d’au mieux de 1, 2 ou 3 fois le rendement annuel garanti conditionnel car il est assez peu probable que le produit dure plus longtemps. Ce gain s’entend moins les frais.

  • On vous laisse entendre que vous participez à l’évolution des marchés boursiers en limitant le risque. En réalité dans le meilleur des cas, votre rendement est inférieur ou égal au rendement des obligations d’entreprises moyennes.
  • Vous avez l’illusion de croire que vous participez au gain des marchés boursiers ?  Ce n’est pas le cas.
  • Vous avez l’impression que votre produit est garanti puisque l’on vous dit par exemple que votre investissement est garanti tant que la baisse n’atteint pas un certain niveau ?
  • Vous croyez l’hypothèse de baisse indiquée improbable (ou vous n’y avez pas réfléchi) ? Et pourtant les crashs cela arrive…

Vous êtes protégés contre les petites baisses mais pas contre les grosses baisses. C’est assez hallucinant pour des produits vendus comme sécuritaires. Regardez les pertes extrêmement importantes qu’ont subit bon nombres d’investisseurs ces dernières années. Les produits où il y a eu  des pertes sont très nombreux et ont parfois fait scandale.

Le contrat  est un contrat entre la banque et l’investisseur :

  • Nous avons vu que l’investisseur pouvait perdre beaucoup d’argent et avait un peu de chance de gagner un peu.
  • Posons-nous la question de savoir ce que peut gagner ou perdre la banque.
    Si la bourse monte, on rembourse le produit. Le risque coupon pour la banque n’existe pratiquement pas.
    Si la bourse baisse, les coupons sont couverts par les frais de départ et par les options de ventes (si tant est qu’elles existent).
  • La banque doit assurer la liquidité du produit. Si la valorisation du produit baisse, il y aura probablement revente à perte par une partie des clients. Vous devinez qui sera la contre partie puisque la Banque doit assurer la liquidité : tu m’as donné 100 et je te rends 70. Pour  moi ce type de contrat ressemble un peu à « pile je gagne, face tu perds ».

Vous devez vous poser la question de savoir qui fixe quotidiennement ou chaque semaine la valeur du produit que vous avez souscrit. La réponse est : la banque émettrice. Et vous devez vous posez la question de la sincérité de la valorisation existante.

Nous n'avons aucune confiance dans ce type de produit qui à nos yeux ne devrait pas exister.

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